Camille ADRA

50x50 cm , technique mixte sur toile
50×50 cm , technique mixte sur toile

« Je veux avant tout rester libre ! Libre de mes supports et de mes techniques. Chaque oeuvre doit être une nouvelle expérience ». 

 » En parallèle de son métier d’architecte, Camille Adra a choisi de se tourner vers les arts picturaux comme moyen d’expression. Artiste autodidacte, inspiré de l’Oeuvre d’artistes tels que : Keith Haring, Albert Dubout, Robert Combas ou encore Di Rosa, ses œuvres témoignent d’une certaine diversité et il n’est pas question de l’enfermer dans un mouvement pictural spécifique. En constante évolution, ses premières toiles renvoient principalement à des personnages étonnants et humoristiques : caricatures grimaçantes, joyeuses ou satiriques. Dans les plus récentes, nous retrouvons ces sortes de workaholic intégrés, cette fois-ci, dans des paysages urbains tridimentionnels. Inspiré par la ville, thématique chère à l’artiste, Camille Adra la transforme à travers le filtre de son imagination. Transgressant les codes architecturaux, il en donne sa propre interprétation. Il la renverse, chamboule notre vision et les perspectives. Sur la toile, la ville devient l’air de jeu de ses personnages, devenus « acrobates urbains ». En intervenant directement dans l’espace public, la ville devient également support de sa création. Sur les murs, les toiles, cartons ou autres supports, « liberté » est le maître mot qui guide sa création. Ayant toujours placé le dessin au centre de sa vie, il mêle au sein de ses oeuvres la rigueur, tirée de son enseignement en architecture, et la liberté de création que lui permet le dessin. Au delà du simple enjeu créatif, Camille déborde d’envie et de projets. « Je veux me sentir utile pour la société. J’ai l’espoir de faire bouger les choses, de déstabiliser à mon échelle le système en place et réussir à créer grâce à l’art une effervescence sociale ». Camille pense, avant tout, l’art comme un moyen d’expression aboutissant à un projet social et culturel. Faire réfléchir le public, toucher les consciences, créer un art pour tous ! « 
Texte de Sophie Valadas